Dieu demande au prophète Élie d’aller à Sarepta où une veuve subviendra à ses besoins. Alors que la veuve n’a plus qu’une poignée de farine et un peu d’huile,
La Bible, 1 Rois, chapitre 17, verset 10
Dieu opère un miracle : son pot de farine et sa jarre d’huile ne se videront pas.
« Élie se mit donc en route et se rendit à Sarepta.
Lorsqu’il arriva à l’entrée de la ville, il aperçut une veuve qui ramassait du bois. »

Evelyne Widmaier
Chemins de réflexion
Recevoir un nouveau souffle de vie
Parce que je suis enfermé entre mes quatre murs ou contraint de travailler, ce temps des vacances peut être amer.
Parfois, les vacances ont plutôt le goût de la vacuité, du vide, de la solitude ; il semble peu possible de vivre du nouveau. Avec la crise du pouvoir d’achat, beaucoup parmi nous n’ont pas les moyens de partir et, dans les prisons ou les Ehpad, les visites sont plus rares.
Les rayons de soleil ou la chaleur plus vive en été, jusqu’à la canicule, rendent les choses plus insupportables encore. En pareilles circonstances, nous avons besoin de souffle ; d’un ventilateur certes, mais aussi d’un temps mis à part pour nous ressourcer.
À chaque instant, même dans ces moments où tout semble vain, nous pouvons recevoir une force inattendue, un élan pour vivre et porter un regard différent sur notre quotidien. Quand le cercle se restreint autour de nous, nous découvrons soudain cette voisine ou ces collègues qui partagent notre condition.
Et là, dans cette rencontre, l’occasion naît de recevoir ce souffle de vie.
Rémi Droin, pasteur, Toulouse Ouverture – To7
À chaque instant, même dans ces moments où tout semble vain, nous pouvons recevoir une force inattendue, un élan pour vivre et porter un regard différent sur notre quotidien.
Dieu nous confie les uns aux autres
Le mot vacances vient du latin vacare, être libre, inoccupé, vide.
Et si les vacances, c’était un temps pour faire le vide ? Un temps à ne pas remplir trop vite ?
Retrouver d’abord le goût des choses simples et essentielles, mieux manger, mieux dormir, bouger, rire…
Un temps pour prendre soin de soi, afin de pouvoir prendre soin des autres au retour. Sinon, on risque d’être comme une terre qui s’épuise à être trop travaillée.
Les paysans autrefois le savaient, qui laissaient la terre se reposer.
Bien sûr, il y a le souci pour ceux qui restent, les résidents de l’EHPAD, de l’hôpital, du foyer d’accueil… Qui va s’en occuper ? L’été n’est-il pas encore plus difficile pour eux ?
Le prophète Élie nous invite à faire confiance : Dieu suscite des rencontres et il nous confie les uns aux autres. C’est le cas pour Élie, qui sera nourri par une femme sans ressource puis la nourrira à son tour.
Partons en vacances le cœur léger mais aussi reconnaissants envers ceux qui prendront le relais !
Christine Renouard, pasteure, Église protestante unie de France
Partir dans l’incertitude… revenir plein de gratitude
À l’approche de l’été, chacun dans l’équipe prévoit ses congés.
Les personnes que nous accompagnons, elles, n’auront malheureusement pas de vacances. Il nous faut donc nous organiser pour partir à tour de rôle afin de garder le service ouvert tout au long de la période estivale.
Après avoir mis les bouchées doubles pour tout finir à temps, le moment est venu de partir. Partir dans l’incertitude, car les difficultés de recrutement ne nous auront pas permis d’avoir du renfort.
Malgré les départs échelonnés, et l’implication des médecins et infirmiers bénévoles, le service devra fonctionner en mode « dégradé » quelques jours par-ci, par-là.
Mais nous partons aussi dans la joie ! Joie de changer d’air, de ralentir le rythme, de se retrouver entre amis ou en famille, de vadrouiller ou de rester simplement chez soi…
Et au retour, nous voilà reconnaissants pour le temps de pause dont nous avons pu profiter,
dont nous avions tant besoin. Reconnaissants que le service ait pu rester ouvert pendant les absences de chacun. Reconnaissants de retrouver nos collègues ainsi que les personnes accompagnées, et de nous remettre en route ensemble.
Mathilde Vanvincq, cheffe de service, Centre de santé, abej SOLIDARITÉ Lille
Seigneur, tu me donnes des temps pour travailler et des temps pour me reposer.
Apprends-moi à profiter vraiment de ce temps de ressourcement et à être reconnaissante envers celles et ceux qui le permettent en prenant le relais.
Seigneur, je pense à tous ceux qui ne peuvent pas partir, qui sont seuls, alors que je profite de vacances en famille ou avec des amis.
Apprends-moi à rester attentive, en toute circonstance, à celles et ceux que je croiserai sur mes chemins et à vivre de belles rencontres où chacun sera tour à tour accueillant et accueilli.
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Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.