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La Boussole

La Boussole III - 13

Les vacances : où puiser mon repos ?

Le psalmiste décrit l’homme qui ne suit pas les conseils des méchants, ne fréquente pas ceux qui se détournent de Dieu ou se moquent de tout, mais aime l’enseignement du Seigneur.
« Il est comme un arbre planté près des ruisseaux : il donne du fruit en sa saison et son feuillage ne se flétrit pas ; il réussit tout ce qu’il fait. »

La Bible, Psaume 1, verset 3

Chemins de réflexion

Accepter d’être déplacé

Trouver le repos du corps paraît facile, mais trouver le repos de l’âme nous semble plus compliqué : nous sommes si souvent chargés de nos préoccupations et de nos inquiétudes !
Le texte nous donne une belle comparaison : l’être humain qui aime l’enseignement de Dieu trouve le repos pour son âme, il est comme un arbre qui ne craint pas d’être desséché et porte du fruit car il a été planté près d’un courant d’eau.
Deux expressions retiennent notre attention : le courant d’eau, qui désigne toujours dans la Bible la présence de Dieu, et le fait que cet arbre a été « planté » (ce n’est donc pas son emplacement naturel).Si nous voulons recevoir une véritable régénération pour notre âme, acceptons donc d’être « déplacés », mis à distance de nos habitudes, et recherchons la proximité avec Dieu et son Fils, Jésus.
À ceux qui consentent à le suivre et approuvent ses commandements d’amour, le Christ promet le vrai repos, la véritable paix pour leurs âmes fatiguées et chargées. Jésus les assure aussi de sa douceur et de son humilité : Il accueille chacun sans jugement
ni reproche, mais avec bienveillance et compassion.


Mario Holderbaum et Bruno Landais, pasteurs, Église tzigane Vie et lumière

À ceux qui consentent à le suivre et approuvent ses commandements d’amour, le Christ promet le vrai repos, la véritable paix pour leurs âmes fatiguées et chargées

Se reposer en Dieu

Un arbre planté près d’un cours d’eau… Quelle belle image !
Ce psaume m’invite à être cet arbre au feuillage vigoureux, rempli de fruits en sa saison, prêt à affronter les tempêtes de la vie. Mais pour être cet arbre, je dois être planté près d’un cours d’eau, près d’une source d’eau vive. Dans quel cours d’eau pourrais-je puiser force et repos – deux mots pour moi inséparables – pour mon corps et mon âme ?
Le mot « repos » est souvent associé au mot « vacances ». La plupart d’entre nous prenons des vacances de façon régulière afin de décompresser, de nous détacher de notre quotidien parfois laborieux… métro, boulot, dodo !
Pourtant, je m’interroge : n’est-il pas nécessaire de goûter un repos quotidien, en dehors des périodes de vacances, un repos indispensable à notre équilibre de vie ?
Se reposer sur Dieu, se reposer en Dieu, compter sur lui à chaque instant de ma vie, ne pas démarrer mes journées sans les lui remettre… Ne serait-ce pas la solution pour puiser chaque jour force et repos ?

Pierre-Jean Soler, accompagnant spirituel, Fondation de l’Armée du Salut

Changer de rythme

Quand les vacances arrivent, tout le monde est soulagé. Nos résidents ont envie de profiter
de leur famille ou de leurs amis, d’aller se ressourcer dans la nature, de faire d’autres activités, de se détendre. Très souvent, les personnes atteintes d’un handicap adhèrent à des organismes affiliés qui organisent des séjours de vacances adaptés ; ainsi, ceux qui n’ont pas de famille partent aussi en vacances, quelquefois en petits groupes. Et parfois même à l’étranger. Tous vivent autre chose. Cette coupure est très importante pour eux. Le corps aussi en a besoin.
Nos résidents économisent toute l’année pour pouvoir partir ; ils préparent leurs vacances dès le mois de janvier. C’est dans ce qui sort de l’ordinaire, le changement de rythme, d’habitudes,
et la diminution des contraintes quotidiennes qu’ils puisent leur repos. Ils sont libres pendant les vacances.
Quand ils reviennent, ils sont apaisés, c’est flagrant. « C’était très chouette et reposant » s’est extasié Sébastien en rentrant. Un autre résident m’a confié : « Si c’était à refaire, je le referai les yeux fermés. »
Les vacances offrent aussi aux professionnels de se ressourcer et de prendre du repos après de longs mois de travail.


Onesphore Muhire, directeur du Château d’Auvilliers (45), établissement multi-services pour adultes handicapés

Le cœur humain, même le plus généreux, n’est pas inépuisable.
Dieu seul est illimité.
À exiger sans cesse le maximum de lui-même, l’être profond se dissocie et se perd.
La parole alors devient vide et la prière inquiète.
Pour retrouver un regard libre sur les événements, il faut fuir et se tenir, tranquille et rassemblée, devant le Maître de tout.
La Règle de Reuilly, Éditions Olivétan, 2013, p.56
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Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.

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