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La Boussole

La Boussole III - 14

Les vacances : la joie de se retrouver ?

Avec ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le lévite de ton village ainsi que l’immigré, l’orphelin et la veuve, tu feras la fête devant le Seigneur ton Dieu au lieu que le Seigneur aura choisi pour y faire résider son nom.

La Bible, Deutéronome 16, verset 11
Le paradis sur terre,
Sophie Jourdan

Chemins de réflexion

Enfin la fête main dans la main !

L’été est un temps privilégié pour susciter de nombreuses occasions de se revoir. Le texte de la semaine parle de la fête des tentes… qui évoque bien sûr, pour nous, le camping et les vacances !
Dans ces lieux où nous sommes, où nous allons en villégiature, nous pouvons vivre la joie des retrouvailles avec les nôtres, et d’autres. Dans nos associations, nous mettons en place des événements pour tisser des liens, partager, se rassembler.
L’étymologie rapproche le mot hébreu pour la fête, « hag », des verbes « tourner », « danser en rond ».À chaque fête est associée le souvenir, la joie d’être tous ensemble, en famille avec les exilés, les orphelins, les veuves.
Après ces années de repli, nous pouvons enfin nous déployer et ouvrir nos bras à la rencontre. À nouveau, nous pouvons accueillir et être accueillis ; nous retrouver et vibrer de cette joie jusqu’à danser, sans mettre personne au ban sur le banc.
Où que nous soyons, profitons de ce temps pour vibrer de ces émotions tous ensemble !

Rémi Droin, pasteur, Toulouse Ouverture – To7

À nouveau, nous pouvons accueillir et être accueillis ; nous retrouver et vibrer de cette joie jusqu’à danser, sans mettre personne au ban sur le banc.

Quand Dieu nous commande de faire la fête !

Pour beaucoup d’entre nous, cet été sera l’été des retrouvailles. Le moment où nous pourrons enfin reprendre nos habitudes estivales, mises de côté ces deux dernières années : soirées entre amis, fêtes de familles, visites à ceux qui habitent au loin, rencontres de tous types.
Bref, nous allons redécouvrir le plaisir de ces temps de joie et de ressourcement qui nous ont tellement manqué. Car les êtres humains que nous sommes ont besoin de se réjouir ensemble avec ceux qui leur sont chers.
Quand le peuple d’Israël s’est installé dans la Terre promise, le Seigneur a prévu que leur vie serait rythmée par des temps de travail, des temps de repos et aussi par des temps de fête. Au moment de la moisson, chacun travaillait dur. Mais sept semaines plus tard, tous devaient voyager « au lieu que le Seigneur aurait choisi » pour participer à cette grande fête qui rassemblait tout le monde : adultes et jeunes, riches et pauvres, Israélites et étrangers. Et nul doute que c’était un temps festif, avec des joyeuses retrouvailles pas si différentes des nôtres.
Après le travail, les retrouvailles joyeuses. C’est commandé dans la Bible, qui l’aurait cru ?

Alison Wyld, pasteure, Église Baptiste de Morlaix-Roscoff

Maintenir un lien avec les plus fragiles

Le temps tant attendu de la halte se rapproche. Ceux qui peuvent prendre des vacances
sauront goûter toutes les belles choses qui jalonneront ce temps déconnecté de leur quotidien, à commencer par les moments de convivialité.
Mais qu’en est-il pour les plus fragiles de notre société ?
Pour eux, rien ne change. Au contraire, le quotidien sera plus difficile encore.
Les villes se vident de leur population et les bénévoles se font plus rares, car eux aussi ont besoin de repos. De nombreuses personnes sont fragilisées en raison d’une vulnérabilité qui revêt plusieurs visages : perte de repères, de travail, familles fracturées, absence de liens sociaux… Durant les vacances, ces personnes peuvent être davantage encore confrontées à la solitude, à l’isolement.
Nous rencontrons, aux maraudes du dimanche, deux « publics » différents : ceux qui ont la force et l’envie de venir à notre contact pour la distribution des repas, et ceux qui restent au bord du chemin, souvent seuls, plus démunis, mais sont contents que nous venions jusqu’à eux.
Heureusement que, pendant les vacances, il n’y a pas vacance de la maraude. Elle maintient un lien avec les plus petits de notre société.

Christine Corbet, bénévole à la maraude de l’Église évangélique baptiste de Grenoble Échirolles

Seigneur, merci parce que tu nous as créés  pour vivre en relation avec toi-même et avec les autres. 
Merci pour la joie de nos retrouvailles, pour le ressourcement qu’elles nous offrent.
Aide-nous à ouvrir nos cœurs et nos fêtes pour y accueillir ceux qui ne nous ressemblent pas et tous ceux qui se trouvent loin de leur famille afin que chacun vive des temps de joie et de communion cet été.
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Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.

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