SOUTENIR LA FEP
La Boussole

La Boussole V - 12

JO : Et moi, pour quoi je cours ?

Non, certes, je ne suis pas encore parvenu au but,
je n’ai pas atteint la perfection,
mais je continue à courir pour tâcher de saisir le prix.
Car Jésus-Christ s’est saisi de moi.

La Bible, Philippiens, chapitre 3, verset 12
Contre la montre,
Véronique Legros Sosa

Chemins de réflexion

Parfois, je n’ai plus envie de courir

Les matchs de foot, les Jeux Olympiques, et bien d’autres compétitions sportives
nous montrent des athlètes en tous genres qui savent pourquoi ils courent.
Et moi, dans mes engagements professionnels ou de bénévolat, est-ce que je sais pour quoi je cours, dans quel objectif je fais tant d’efforts ? Le seul fait de courir ne sert à rien si je n’ai pas de but dans la vie.
« Il n’est pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port » affirmait Sénèque.
Encore faut-il que le but que je poursuis soit profitable, à la fois pour ceux que je sers et pour moi-même. Saul, qui est devenu l’apôtre Paul après sa rencontre bouleversante avec Jésus-Christ,
était animé d’une rage meurtrière pour éradiquer la « secte » chrétienne.
Cette même énergie, il l’a par la suite employée à annoncer le Christ ressuscité dans tout l’empire romain, en renonçant à toute violence.
Il y a des moments dans l’existence où je n’ai plus envie de courir, soit parce que les obstacles
me paraissent insurmontables, soit parce que l’objectif que je m’étais fixé n’a soudain
plus de valeur à mes yeux. Je suis en panne.
C’est peut-être le temps de la pause, de l’introspection, et d’une réorientation nécessaire
pour rebondir dans la vie et poursuivre ma route avec un nouveau zèle.
Christian Tanon, pasteur, Église protestante unie de France, café chrétien L’Escale, Paris

Le seul fait de courir ne sert à rien si je n’ai pas de but dans la vie.

Le monde ne sait plus trop où il va

Cet été, Paris accueille les Jeux Olympiques. Pas de doute : les sportifs savent parfaitement pourquoi ils courent et ils se sont entraînés depuis des mois pour atteindre leur objectif.
L’apôtre Paul, le grand missionnaire de l’Église au premier siècle, voyait dans la course des athlètes grecs de son époque une sorte de métaphore pour la vie spirituelle. Il savait parfaitement pourquoi il courait : « Je continue à courir pour tâcher de saisir le prix. Car Jésus Christ s’est saisi de moi ».
Notre monde est de plus en plus désorienté, éclaté, traversé par des crises multiples liées aux changements profonds de notre civilisation. Il ne sait plus trop où il va.
Beaucoup, autour de nous, courent dans tous les sens sans toujours discerner pourquoi.
Face au risque réel de bascule dans un sentiment diffus de non-sens, de non-direction, de dispersion continue qui ne laisse personne indemne, la foi en Dieu nous offre une issue. Elle a la capacité de donner à notre vie le sens, la cohésion, la direction dont nous avons besoin. La capacité d’emprunter, avec le Christ et à sa suite, le chemin qui nous permettra d’aimer toujours davantage, les autres, soi-même, Dieu.
Voilà ce qui peut donner, au fil des jours et au cours de toute une vie, un sens profond à ce que nous vivons et à nos engagements.
Un chrétien sait pourquoi il court.
Andreas Lof, aumônier des Diaconesses de Reuilly

Nous poursuivons inlassablement le but

Tous les dimanches après-midi, le Solidaribus va à la rencontre des personnes de la rue.
Nous apportons chaleur, fraîcheur, c’est selon. Nous partageons ce que nous avons à coeur : notre compassion. Nos maraudes s’apparentent à une course de relais. Quatre équipes se succèdent pendant quatre semaines. Les informations sont transmises; les détresses, les encouragements aussi.
Nous sommes reconnaissants pour le chemin parcouru et recommandons nos voies à Celui qui est le chemin. Parfois, c’est une course contre la montre : un homme dans sa voiture depuis des semaines en hiver, un autre qui envisage de mettre fin à ses jours, une femme désespérée avec son enfant polyhandicapé au fond d’un garage…
D’autres fois, c’est une course d’orientation entre Toulouse, la Slovénie, Bordeaux, Paris, Sofia…
Une course en équipe qui a permis à Dimitar, à l’antre de la mort sur les bords de la Garonne, de retrouver sa fille en Bulgarie.
Dans tous les cas, c’est une course d’obstacles : ruptures, rejet, abandon… notre ministère est celui de la réconciliation.
Oui, nous poursuivons inlassablement le but.
Nous allons la main tendue vers ceux que les épreuves ont stoppé dans leur marche.
Bertrand Mouden, bénévole à Main tendue à Toulouse

Seigneur, je me tourne vers toi en ce moment où je me sens comme « en panne ».
Ma motivation défaille, je suis dans le doute.
Je m’interroge : « Suis-je sur la bonne voie ? Le but que je poursuis en vaut-il vraiment la peine ? »
Je te prie de m’éclairer sur ce que tu attends de moi.
Peut-être tes projets ne sont-ils pas ceux que je me suis fixés ?
Aide-moi à discerner ta volonté, elle est pour mon bien et pour celui de ceux que je sers dans mon activité professionnelle ou de bénévolat.
Version à télécharger et imprimable

Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.

Abonnez-vous pour recevoir la Boussole

Suivez-nous sur les réseaux sociaux