Vois, j’ai écrit ton nom sur la paume de mes mains.
La Bible, Ésaïe, chapitre 49, verset 16

Marie-Hélène Vallade-Huet
Chemins de réflexion
J’ai de la valeur
Enfant, j’étais bonne élève, mais je manquais énormément de confiance en moi.
Sur mes bulletins scolaires, certains professeurs me reprochaient de ne pas participer assez
en classe. Mais critiquer un jeune à cause de sa timidité ne l’a jamais aidé à s’épanouir. Aujourd’hui, je pense avec reconnaissance aux enseignants qui ont su m’encourager par leur gentillesse, leur douceur et leurs compliments.
Quand j’ai commencé à lire la Bible, à ma grande surprise, j’ai découvert que de nombreux
« héros de la foi » étaient timides comme moi. Moïse pensait ne pas savoir parler ; Jérémie
se croyait trop jeune ; Gédéon se cachait, par peur de se faire remarquer. Bien des personnes
que Dieu a appelées à son service lui ont suggéré de s’adresser plutôt à quelqu’un d’autre,
parce qu’elles manquaient de confiance en elles. Mais Dieu a toujours persisté dans son appel.
Avoir confiance en moi a été tout un parcours. J’ai avancé à tâtons. Je me suis autorisé des haltes
régulières pour constater le chemin parcouru, et j’ai cherché à m’entourer de personnes possédant ce don précieux qui consiste à savoir encourager les autres.
Je me suis toujours répété que, puisque Dieu a gravé mon nom sur la paume de sa main,
ma vie a de la valeur à ses yeux.
Alison Wyld, pasteure, Église Baptiste de Morlaix-Roscoff
Je me suis toujours répété que, puisque Dieu a gravé mon nom sur la paume de sa main,
ma vie a de la valeur à ses yeux.
Dieu me fait confiance
« La confiance en soi est la capacité enfantine d’aller vers ce qu’on ne connaît pas comme si on le reconnaissait » écrivait Christian Bobin. La confiance en soi nécessite une conscience de sa valeur et une approbation extérieure.
Quelques mots ou attitudes suffisent parfois pour la construire, ou la mettre en échec.
Dans les sociétés anciennes, chacun, chacune avait un rôle à tenir. Aujourd’hui, il nous faut inventer notre vie et assumer nos actes.
Je dresse un triste bilan : l’anxiété, la peur de mal faire consomment beaucoup de mon énergie !
J’essaie d’aider ceux que j’accompagne à vivre dans la confiance mais trop souvent, soumise à des injonctions contradictoires, je me sens moi-même malmenée, perdue, impuissante, maladroite. Parfois, il m’arrive de souffrir de ce syndrome de l’imposteur qui touche une grande part de la population active.
Ce verset biblique me touche. Quels que soient mes erreurs, mes tâtonnements, la fidélité de Dieu pour moi ne faillit pas !
Mon nom est gravé dans sa main. II y aura toujours des obstacles sur ma route. Mais Dieu reste fidèle, je peux me confier en lui, m’appuyer sur ses promesses.
La mention « Ne crains pas » apparaît trois cent soixante-cinq fois dans la Bible. Une fois pour chaque jour de l’année. Je peux avancer jour après jour sereinement. Dieu ne me laissera pas tomber. Il croit en moi et m’invite à faire de même.
Éliane Wild, aumônier de l’Uepal
J’ai appris à croire en moi
J’ai grandi dans une famille monoparentale. J’étais souvent seule à la maison, maman travaillait.
Elle m’a appris à ne faire confiance à personne. J’aimais beaucoup Le Livre de la jungle et, au moment où Kaa le serpent hypnotise Mowgli avec sa douce chanson « Aie confiance », moi je savais que l’on ne pouvait absolument pas se fier à lui.
Plus tard, j’ai donné le change. J’étais très empathique, généreuse, engagée dans une oeuvre chrétienne, mais j’étais méfiante quand il fallait travailler en binôme.
Lors d’une mission en équipe, j’ai été confrontée à la nécessité de porter un autre regard sur les autres, et sur moi. Encouragée par une collaboratrice, j’ai osé faire confiance et me faire confiance, envers et malgré tout ; chacun a ses faiblesses.
Quand on m’a demandé de prendre en charge le groupe d’accompagnement à la parentalité, je ne me sentais ni légitime, ni capable. J’ai accepté quand j’ai compris que ces parents avaient besoin de quelqu’un comme moi, avec mes fragilités, mes peurs, mes expériences de maman ordinaire…
Étonnamment mon manque d’assurance, mon bégaiement parfois, mon émotion difficile à contenir les ont touchés. Ce que je vivais comme une faiblesse disqualifiante devenait un point d’appui précieux pour eux. J’ai appris à croire en moi et en l’autre.
Dans la confiance accordée, il y a une semence de foi et d’espérance salutaire.
Dominique Célestine, responsable du groupe Accompagnement à la parentalité de l’AFP Maranatha (95)
Il te bénit, le Dieu fort qui te porte au travers de la détresse
Il te bénit, le Dieu bienveillant qui t'entoure de tous côtés
Il te bénit, le Dieu fidèle qui ne te laisse pas tomber
Le Dieu trois fois saint te bénit et te garde à toujours
Amen
Pasteure Annette Goll
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Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.