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Famille dans un camp de réfugiés
Les couloirs humanitaires

Questions fréquentes concernant les Couloirs humanitaires

La FEP s'est mobilisée dès 2014 pour organiser, avec les pouvoirs publics, la venue en France de personnes en situation de vulnérabilité.

1 – Contexte et historique du projet

L’engagement de la Fédération d’entraide protestante s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une hausse continue des déplacements forcés. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de quarante-deux millions de personnes étaient réfugiées dans le monde en 2025, un chiffre qui a doublé depuis 2015. 71 % d’entre elles vivent dans des pays en développement. Le Liban accueille à lui seul plus d’un réfugié pour sept habitants, dans un contexte de crise économique majeure ayant fortement dégradé leurs conditions de vie.

En réponse à la situation en Syrie et en Irak, la FEP s’est mobilisée dès 2014 pour organiser, avec les pouvoirs publics, la venue en France de personnes en situation de vulnérabilité. En 2017, un premier protocole signé avec l’État français a prévu l’octroi de visas humanitaires (visa D) à des personnes réfugiées au Liban, originaires de Syrie et d’Irak, afin qu’elles puissent venir légalement en France déposer une demande d’asile. En 2021 et en 2025, un second protocole puis un troisième protocole ont permis l’octroi de visas supplémentaires jusqu’en 2028 pour le même public. En 2026, un amendement au protocole a également permis d’inclure dans ce dispositif des femmes défenseuses des droits humains de toutes nationalités. Le dispositif des Couloirs humanitaires poursuit un double objectif stratégique. Il vise d’une part à offrir une voie d’accès légale et sûre à des personnes en besoin de protection internationale, en alternative aux routes migratoires dangereuses, et d’autre part à favoriser en France un accueil citoyen favorisant l’inclusion et la cohésion sociale. Depuis la mise en œuvre du premier protocole en 2017, près de 500 personnes ont été accueillies en France dans ce cadre, avec un accès effectif à la protection internationale. Cette action ne se substitue pas aux engagements de la France en matière de réinstallation, mais vise à démontrer qu’un accueil digne, fondé sur l’inconditionnalité et le respect du droit d’asile, est possible grâce à une mobilisation collective à l’échelle locale, régionale et nationale.

Le Liban accueille, depuis plus de dix ans, un nombre très important de personnes réfugiées, notamment originaires de Syrie et d’Irak, ainsi que des réfugiés palestiniens de Syrie. Rapporté à sa population, il s’agit de l’un des pays accueillant le plus grand nombre de réfugiés au monde. Dans un contexte de crise économique, politique et sociale profonde, les conditions de vie des personnes réfugiées au Liban se sont fortement dégradées : précarité économique, difficultés d’accès aux soins, à l’éducation et au travail, risques de violences ou d’exploitation. Le déploiement des Couloirs humanitaires entre le Liban et la France répond à ce double constat : d’une part, la présence de personnes réfugiées en situation de grande vulnérabilité nécessitant une solution de protection ; d’autre part, l’existence en France de réseaux citoyens et associatifs prêts à s’engager dans un accueil. Le choix du Liban s’explique également par la présence de partenaires locaux et internationaux avec lesquels la FEP travaille étroitement, depuis le Liban, pour identifier et orienter les personnes éligibles vers les Couloirs humanitaires.

Depuis la chute du régime de Bachar El Assad, en décembre 2024, l’espoir renait parmi les personnes syriennes réfugiées à travers le monde. Cependant pour la grande majorité d’entre eux, la situation ne permet pas d’envisager un retour de manière sûre dans un futur proche. L’instabilité politique, la poursuite des combats et la lente reconstruction des infrastructures rendent malheureusement très difficile la possibilité de retour pour la plupart des réfugiés syriens au Liban dont l’unique possibilité d’avenir dépend de l’accès à des voies légales et sûres vers un pays tiers, comme les Couloirs Humanitaires.

2 – Accéder aux Couloirs humanitaires : fonctionnement du dispositif au Liban

Au Liban, une équipe de deux personnes est en charge de la préparation et de l’accompagnement des personnes avant le départ dans le cadre des Couloirs Humanitaires Français. Une chargée de mission, représentante de la FEP au Liban, mène les entretiens et une médiatrice culturelle, du Centre Libanais des Droits Humanis (CLDH) est en charge de l’interprétariat.

Une fois les familles/personnes éligibles identifiées, l’équipe mène une série d’entretiens, en visioconférence et en face-à-face, incluant des visites à domicile quand la situation sécuritaire le permet, afin d’établir le profil et le récit de vie des bénéficiaires du projet. Tout au long de ce processus, un suivi individualisé est assuré, intégrant des dimensions sociales, médicales, psychologiques et juridiques, en lien avec les partenaires locaux et les structures spécialisées lorsque cela est nécessaire.

Les personnes éligibles sont des personnes réfugiées au Liban et présentant certains critères de vulnérabilité spécifiés dans le Protocole des Couloirs Humanitaires signé avec le Gouvernement Français. Il peut s’agir :

  • de personnes ou de familles de nationalité Syrienne, Iraquienne ou de réfugiés Palestiniens de Syrie ;
  • de femmes engagées dans des activités de défense des droits humains, quelle que soit leur nationalité (sauf Libanaise et réfugiée palestinienne du Liban).

L’équipe des Couloirs humanitaires accompagne ensuite les personnes dans leur demande de visa D (long séjour) au titre de l’asile auprès du Consulat de France à Beyrouth, puis assure le suivi du dossier avec les autorités françaises.

Dans le même temps, les équipes de la FEP en France et au Liban mettent en corrélation les profils des personnes en attente de départ et les possibilités de logement existantes, de façon à proposer les accueils les plus appropriés à leurs besoins. Sont notamment pris en compte, le nombre de personnes, la présence de handicap ou de problématiques de santé. Dès qu’un visa est obtenu, et qu’une possibilité d’accueil citoyen est trouvée, la FEP et le CLDH préparent les personnes au départ : accompagnement dans les démarches de sortie du territoire avec les autorités françaises et les autorités libanaises, réservation des billets avec la compagnie aérienne, organisation d’ateliers de préparation au départ …

Les personnes orientées vers les Couloirs humanitaires le sont par un système de référencement mis en place avec des organisations partenaires présentes au Liban. Il s’agit notamment d’institutions internationales comme le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), ainsi que d’organisations et ONG internationales telles que l’International Refugee Assistance Project (IRAP).

Ces organisations, en contact direct avec les personnes concernées, effectuent une première évaluation des situations. Cette évaluation leur permet de déterminer si les cas peuvent correspondre aux critères d’éligibilité du programme, tels que définis par la FEP dans le cadre du protocole avec les autorités françaises.

Seules ces organisations partenaires sont en mesure d’orienter des personnes vers les Couloirs humanitaires. Elles disposent de leurs propres mécanismes d’identification et d’évaluation, dans lesquels la FEP n’intervient pas. À ce titre, la FEP ne peut ni évaluer directement les situations individuelles, ni orienter des personnes vers ces partenaires, ni intervenir dans leurs procédures internes ou fournir des contacts directs en leur sein. Toutefois, dans le cadre de projets spécifiques, notamment ceux destinés aux femmes engagées dans des activités de défense des droits humains (FEE), des modalités d’orientation complémentaires peuvent exister. Dans ce cas, les personnes concernées peuvent être orientées par des acteurs tiers ou, si elles remplissent les critères d’éligibilité, prendre directement contact avec la FEP afin que leur situation soit examinée.

La FEP poursuit un objectif d’équité dans la façon d’identifier les personnes qui pourront bénéficier des Couloirs humanitaires. Aussi afin de toucher les personnes les plus vulnérables, la FEP s’appuie uniquement sur des partenaires présents sur le terrain. Ces associations, organisations et institutions locales et internationales ont une couverture précise des besoins et sont en contact direct avec les personnes en besoin de protection et ont les moyens de procéder à une réelle évaluation des cas. Cela permet ainsi une couverture des besoins de l’ensemble des communautés qui composent la population des personnes réfugiées.

Les bénéficiaires des Couloirs humanitaires sont des personnes isolées ou des familles ayant des craintes en cas de retour dans leur pays d’origine, et vivant dans des conditions de vulnérabilité importante au Liban.

Cette vulnérabilité est appréciée de manière globale et au cas par cas. Elle peut être liée au parcours personnel, notamment en cas de violences, de détention arbitraire, de torture, de violences sexistes et sexuelles, ou de persécutions liées aux opinions politiques, à la religion, à l’origine ethnique ou à l’orientation sexuelle. Elle peut également résulter de menaces, de discriminations ou de pressions subies au Liban, affectant la sécurité physique ou psychologique des personnes. Sont aussi pris en compte les problèmes de santé lorsque l’accès aux soins est impossible ou insuffisant au Liban, la situation des enfants privés de scolarisation ou contraints au travail, ainsi que les situations de grande précarité économique empêchant de couvrir les besoins essentiels, notamment en cas d’absence de revenus ou de conditions de logement indignes.

L’accès aux Couloirs humanitaires repose sur l’inconditionnalité, sans distinction de religion, d’opinion politique, d’orientation sexuelle ou d’origine ethnique. Les seuls critères sur lesquels se basent la FEP sont ceux mentionnés plus haut dans le cadre du protocole établi avec les autorités françaises.

3 – Accueillir avec les Couloirs humanitaires : fonctionnement des accueils citoyens en France

L’accès aux Couloirs humanitaires repose sur l’inconditionnalité, sans distinction de religion, d’opinion politique, d’orientation sexuelle ou d’origine ethnique. Les seuls critères sur lesquels se basent la FEP sont ceux mentionnés plus haut dans le cadre du protocole établi avec les autorités françaises.

3 – Accueillir avec les Couloirs humanitaires : fonctionnement des accueils citoyens en France

La FEP assure la coordination nationale des Couloirs humanitaires et garantit le cadre, la cohérence et la continuité du dispositif sur l’ensemble du territoire. Elle veille à la bonne mise en œuvre du dispositif et assure l’interface avec les autorités nationales.

En amont des arrivées, la FEP met en correspondance les profils des personnes en attente de départ avec les propositions de logements identifiées par les collectifs citoyens en France, en tenant compte de la composition familiale, de l’état de santé et des besoins spécifiques. Elle valide les conditions matérielles d’accueil et formalise les engagements des bénévoles à travers une convention.

La FEP joue également un rôle central d’animation et de structuration du réseau. Elle accompagne la constitution des collectifs citoyens, mobilise et coordonne les associations spécialisées chargées de l’accompagnement administratif et social, et qui assurent un suivi de proximité. Ces pôles régionaux constituent un relais essentiel entre les collectifs, les institutions locales et la FEP. Tout au long de l’accueil, la FEP met à disposition des outils (livret d’accompagnement pour les collectifs, livret d’accueil pour les bénéficiaires, documents pratiques), organise des temps de formation et d’échange entre collectifs, et intervient en appui en cas de difficulté. Ce cadre structuré permet de sécuriser l’engagement des bénévoles, d’éviter les situations d’isolement et de garantir le bon accompagnement des personnes accueillies.

Les arrivées sont préparées en amont par l’équipe des Couloirs humanitaires, en lien avec les collectifs d’accueil et les associations partenaires. Le collectif d’accueil est constitué et une association référente est mobilisée pour assurer l’accompagnement administratif et social de la famille ou de la personne accueillie. Avant l’arrivée, un hébergement indépendant est mis à disposition par le collectif, en lien avec des propriétaires (particuliers, municipalités, bailleurs sociaux). Ces derniers mettent cet hébergement à disposition du collectif de manière gracieuse ou moyennant un loyer. En amont du départ, un temps de rencontre est organisé entre les personnes accueillies, les bénévoles des collectifs, l’association en charge de l’accompagnement et la FEP. Le jour de l’arrivée, les personnes sont accueillies à l’aéroport par la FEP et éventuellement des membres du collectif. Les premières démarches sont engagées une fois arrivées dans leur lieu d’accueil dans les jours qui suivent.

Un collectif peut être constitué de membres d’une association, d’un groupe informel de citoyens, ou d’un réseau déjà existant localement. Il n’est pas nécessaire d’avoir une expérience préalable de l’accompagnement des personnes réfugiées afin de se constituer en collectif d’accueil, la FEP fournissant un appui aux bénévoles afin qu’ils se constituent en collectif. En revanche, le collectif doit pouvoir s’engager dans la durée (2 ans en moyenne), fonctionner de manière coordonnée et travailler en lien étroit avec l’association partenaire de la FEP en charge de l’accompagnement administratif des personnes accueillies.

Le collectif met à disposition un logement indépendant et meublé pour une durée définie en amont. Il assure un accompagnement de proximité : accueil, installation, soutien dans les démarches du quotidien, apprentissage du français, découverte du quartier, accès aux loisirs et à la vie sociale. Il ne se substitue pas aux professionnels pour les démarches juridiques ou sociales complexes. Ces démarches sont assurées par l’association spécialisée, en lien avec les services de droit commun.

L’engagement porte en principe sur la période nécessaire à l’obtention d’une solution pérenne de logement et à la stabilisation de la situation administrative des personnes accueillies, soit 2 ans en moyenne.

Les personnes arrivées par les Couloirs humanitaires déposent une demande d’asile après leur arrivée en France. Elles sont accompagnées dans cette démarche par une association membre de la FEP. Le collectif peut soutenir cette étape par une présence rassurante et une aide logistique, mais le suivi juridique relève de professionnels formés à la procédure d’asile.

Comme toute personne demandant l’asile en France, les personnes accueillies via les Couloirs humanitaires sont soumises à l’examen individuel de leur demande par les autorités compétentes, à savoir l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), puis, le cas échéant, par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

Toutefois, leurs situations font l’objet d’un travail approfondi en amont du départ. Les personnes identifiées au Liban sont reçues en entretien par la FEP et déposent une demande de visa de long séjour au titre de l’asile auprès des autorités consulaires françaises. Ces échanges permettent de vérifier que leur situation relève bien d’un besoin de protection internationale et qu’elles sont éligibles à l’asile en France, que ce soit au titre du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire. Depuis la mise en œuvre du dispositif, 100 % des personnes accueillies dans le cadre des Couloirs humanitaires ont obtenu une protection internationale en France. L’accompagnement assuré par l’association spécialisée et le collectif vise ensuite à garantir un accès effectif à la procédure, aux droits sociaux et aux conditions d’accueil dignes prévues par le droit français.

Le logement constitue la première contribution du collectif. Il est mis à disposition par des particuliers, une paroisse, une association ou un bailleur solidaire, à titre gracieux ou selon des modalités définies en amont avec le collectif. Le logement doit être indépendant et meublé.

À leur arrivée, les personnes ne disposent en général d’aucune ressource immédiate. Avant l’ouverture effective de leurs droits, un certain nombre de frais doivent être avancés. Il peut s’agir de dépenses liées à l’installation (alimentation, produits de première nécessité, titres de transport, équipement complémentaire du logement), aux premières démarches administratives, à la téléphonie, ou encore à certains frais de santé en attendant l’ouverture de l’assurance maladie.

Les personnes accueillies ont vocation à bénéficier des dispositifs de droit commun ouverts aux demandeurs d’asile puis, après obtention d’une protection internationale, aux bénéficiaires de cette protection. Toutefois, un délai existe entre l’arrivée en France et le versement effectif des premières aides. Durant cette période, le collectif assure un relais matériel et financier, dans la mesure de ses capacités.

Le collectif n’a pas vocation à se substituer durablement aux dispositifs publics. L’association spécialisée et membre de la FEP accompagne les démarches d’ouverture de droits dès les premiers jours, afin de sécuriser la situation administrative et financière. Dans la pratique, de nombreux collectifs organisent des appels aux dons à l’occasion de l’accueil, que ce soit au sein de leur communauté, de leur paroisse ou plus largement sur leur territoire. Ces collectes permettent de constituer une petite réserve destinée à couvrir les premières dépenses et à faire face aux imprévus. La FEP apporte un cadre, des repères budgétaires et un appui méthodologique pour anticiper ces besoins et éviter que la charge financière ne repose sur une seule personne.

Dès l’arrivée, l’association spécialisée et membre de la FEP engage les démarches d’ouverture des droits sociaux : enregistrement de la demande d’asile, affiliation à l’assurance maladie, accès aux allocations prévues par le droit commun. Le collectif soutient ces démarches par un accompagnement pratique et une présence aux rendez-vous lorsque cela est nécessaire.

En matière de santé, une attention particulière est portée aux besoins identifiés en amont des arrivées, notamment lorsqu’il existe des pathologies chroniques, un handicap ou des besoins de suivi psychologique. L’objectif est d’assurer une continuité de prise en charge et un accès rapide aux soins. Le collectif peut faciliter la prise de rendez-vous, l’orientation vers des professionnels de proximité et l’accompagnement physique aux consultations, en lien avec l’association référente.

Les enfants sont scolarisés dans les établissements du secteur, conformément au droit commun. Le collectif joue souvent un rôle déterminant dans cette phase : inscription scolaire, lien avec l’équipe éducative, soutien aux devoirs, participation à la vie de l’établissement. Cette étape constitue un levier essentiel d’inclusion pour les familles.

L’apprentissage du français est un axe indispensable de l’accompagnement. Il repose à la fois sur les dispositifs publics (lorsqu’ils existent localement) et sur l’implication du collectif, qui favorise la pratique quotidienne de la langue et l’accès à des cours complémentaires si nécessaire. L’accès à l’emploi intervient dans un second temps, une fois la situation administrative stabilisée et la protection internationale obtenue. L’association membre de la FEP accompagne les démarches d’insertion professionnelle, tandis que le collectif peut mobiliser son réseau local pour faciliter la découverte de secteurs d’activité, les stages ou les premières opportunités. L’ensemble de cet accompagnement vise à permettre une insertion progressive, réaliste et durable.

4. Soutenir les Couloirs humanitaires

4. Soutenir les Couloirs humanitaires

S’engager dans l’accueil citoyen, c’est rassembler ou rejoindre un collectif de bénévoles mobilisé·es pour accompagner des personnes réfugiées dans leur installation en France, dans un cadre structuré et soutenu par la FEP.

Les collectifs citoyens jouent un rôle essentiel dans la réussite de l’accueil. Ils assurent un accompagnement global des personnes accueillies, notamment dans leur insertion dans la vie locale (découverte de l’environnement, de la vie locale, apprentissage du français, aide à la scolarité des enfants, accompagnement à des rendez-vous sociaux, médicaux ou professionnels), ainsi que dans la création de liens sociaux.

Cet engagement repose sur une dynamique collective. Les collectifs sont composés de plusieurs bénévoles qui se répartissent les rôles et s’organisent dans la durée, afin d’assurer un accompagnement régulier et sécurisant.

Le livret d’accueil des collectifs citoyens [lien à insérer] détaille le cadre du dispositif, les engagements attendus, l’organisation des collectifs ainsi que les différentes étapes de l’accompagnement. Des documents spécifiques sont également disponibles concernant la mise à disposition d’un logement et le fonctionnement du programme.

Les collectifs bénéficient d’un appui tout au long du parcours d’accueil, assuré par les pôles régionaux et par la FEP, qui proposent un accompagnement, des outils, ainsi que des temps d’échange et de coordination. Si vous souhaitez vous investir dans ces accueils, contactez la FEP : Claire Toutlemonde – cheffe de projet Couloirs humanitaires à la FEP : claire.toutlemonde@fep.asso.fr – 07 64 73 46 58.

Les Couloirs humanitaires reposent sur un accueil dans des logements autonomes et indépendants, généralement mis à disposition par des particuliers, des municipalités, des paroisses ou des bailleurs sociaux. Ces logements sont destinés à accueillir les personnes et familles sur une durée moyenne de deux à trois ans, le temps qu’elles trouvent un logement pérenne. Dans le cas où vous souhaiteriez mettre un logement à disposition sur une durée plus longue, il est possible de le faire sous la forme d’un bail glissant, afin que les personnes accueillies dans les Couloirs humanitaires puissent s’y maintenir de manière pérenne, sans avoir à trouver une solution tierce.

La mise à disposition se fait dans le cadre d’une convention signée entre l’hébergeur, le pôle régional en charge de l’accompagnement social et la famille accueillie. Cette convention précise les droits et responsabilités de chaque partie, sécurise la mise à disposition du logement et formalise l’accompagnement attendu des familles.

Le logement est mis à disposition du collectif d’accueil, qui en assure la gestion tout au long de la période d’accompagnement, avec l’appui des pôles régionaux et de la FEP. Il peut être proposé à titre gracieux ou moyennant un coût défini en amont.

Le collectif veille à la prise en charge des charges liées au logement à l’arrivée des personnes accueillies, période durant laquelle celles-ci ne disposent pas encore de ressources. À mesure que leurs droits sociaux sont ouverts et qu’elles accèdent à des revenus, les personnes accueillies participent progressivement aux dépenses courantes, dans une logique d’autonomisation.

Toutes les personnes et structures susceptibles d’offrir un hébergement digne et équipé peuvent contribuer : particuliers propriétaires ou locataires, associations ou communes souhaitant mobiliser des logements vacants, communautés religieuses ou paroisses disposant de locaux adaptés. Les logements peuvent se situer en zones rurales, semi-rurales ou urbaines. La répartition des familles se fait en fonction des besoins spécifiques (composition familiale, proximité des services ou établissements scolaires et de santé, accessibilité, etc.) pour garantir un accueil adapté et sécurisant. Pour proposer un logement ou obtenir des informations sur la faisabilité de l’accueil, vous pouvez contacter Claire Toutlemonde – cheffe de projet Couloirs humanitaires à la FEP : claire.toutlemonde@fep.asso.fr – 07 64 73 46 58.

Le projet des Couloirs humanitaires repose principalement sur la mobilisation de la société civile et n’est pas financé par l’État. Les dons financiers permettent de soutenir l’ensemble du dispositif : participation aux frais liés à l’accueil, aux collectifs citoyens et aux associations partenaires, aides d’urgence délivrées aux bénéficiaires des Couloirs humanitaires en amont de leur départ du Liban en cas de difficultés.

Faire un don au projet est simple et permet de bénéficier d’une réduction fiscale. Une page dédiée sur le site de la FEP détaille les modalités de don et offre un formulaire sécurisé pour contribuer. Chaque contribution, petite ou grande, participe concrètement à offrir aux personnes réfugiées un accueil digne et sécurisé en France, et à renforcer la dynamique citoyenne autour de ce projet. Pour effectuer un don défiscalisé, vous pouvez consulter la page dédiée.