L’homme enfanté par la femme est bref de jours et gorgé de tracas.
La Bible, livre de Job chapitre 14, versets 1 à 3
Comme fleur cela éclôt puis c’est coupé, cela fuit comme l’ombre et ne dure pas.
Et c’est là-dessus que Tu ouvres l’œil !

Chemins de réflexion
Se raccrocher au regard de Dieu
Job n’est pas seulement « pauvre » comme dit l’adage.
Il est surtout très déprimé par tout ce qui lui est arrivé, lui arrive encore et même par les propos faciles et « consolants » de ses amis qui l’enfoncent !
L’agitation morbide du moment, la peur pour sa vie, l’invitent à fuir ce monde dans lequel il se sent menacé et fantomatique : il n’est plus que l’ombre de lui-même !
Combien sommes-nous, en ce moment, à traverser cette dépression sous l’œil attentif (ouvert) d’un Dieu dont nous ne savons plus s’il nous regarde d’un œil indifférent, jugeant, désapprobateur, impuissant voire moqueur ou d’un regard d’attention, de compassion, de miséricorde, que nous ne saurions distinguer tant nous sommes mal ? !
Comment ne pas se raccrocher pourtant à ce regard, en comprenant, comme Job, que c’est Lui qui tient notre avenir dans Sa main pour aujourd’hui et à jamais ?
Pascal Hubscher, Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine
Combien sommes-nous, en ce moment, à traverser cette dépression sous l’œil attentif (ouvert) d’un Dieu dont nous ne savons plus s’il nous regarde d’un œil indifférent, jugeant, désapprobateur, impuissant voire moqueur ou d’un regard d’attention, de compassion, de miséricorde, que nous ne saurions distinguer tant nous sommes mal ? !
Tu gardes les yeux ouverts sur moi
Qu’est-ce qui pourrait m’extraire de la sinistrose dans laquelle je me trouve ?
Qu’un collègue me dise « Allez ! Remue-toi ! » Cela ne m’aide pas. Je vois seulement qu’il ne comprend pas ce que je vis.
Allez-voir un psy ? Si c’est pour prendre des anxiolytiques, non merci !
Me changer les idées en regardant la télé ? C’est une diversion, pas une solution. Et les infos n’arrangent rien !
Alors qu’est-ce qui peut m’aider ?
Job aussi avait le spleen. Il avait perdu tous ses biens, ses enfants et même la santé !
Mais il n’oublie pas qu’il est mortel, que sa vie est fragile et fugace.
Job rajoute ceci : « Sur cet être fragile que je suis, Tu gardes les yeux ouverts. »
Je ne suis donc pas seul : à chaque instant, Dieu me regarde.
Non pas pour me surveiller ou me juger, mais parce que j’ai du prix à ses yeux.
Et pas seulement moi, mais tous mes collègues qui souffrent de la pandémie et des conséquences : Il nous regarde chacun avec les yeux bienveillants d’un père qui se soucie de chacun de ses enfants. Christian Tanon, Église protestante unie de France
Sous Son regard
Pas de restaurant ouvert ni de cinéma, un Noël limité à 6 personnes, un couvre-feu, chaque jour de nouveaux morts de la Covid, un travail épuisant, des projets remis en cause, un futur incertain…
« Suis-je en dépression, docteur ? »
Combien il m’est facile, dans ces jours d’incertitude, de ne voir que ce qui ne tourne pas rond, de ne considérer que le verre… à moitié vide.
Et si je décidais, malgré les circonstances, de voir les choses autrement ?
Dieu, lorsqu’il crée la terre, part d’un chaos, d’une masse informe et vide.
Il crée étape par étape et considère ce qui est bon. Dieu choisit de fixer son regard sur l’homme, sa création.
Rien ne lui échappe, surtout pas les tracas que rencontre sa créature !
Qu’en ce début d’année, je puisse prendre conscience de ce regard d’amour posé sur moi, que ce regard renouvelle mon esprit et mon intelligence pour que je puisse voir le verre… à moitié plein !
Pierre-Jean Soler, Fondation de l’Armée du Salut
Seigneur, notre Dieu, est-ce toi qui a envoyé cette pandémie qui n’en finit pas ?
… Tu ne réponds pas.
Seigneur, veuille l’arrêter, toi qui peux tout ! ... Pas de réponse.
Alors, viens au moins aider ceux qui n’en peuvent plus moralement,
qui n’arrivent pas à se sortir par eux-mêmes
de cet enfermement à la fois physique et social.
Tire-nous vers le haut, Seigneur ! Libère-nous de la déprime !
Là, peut-être Dieu nous répond-il à travers les paroles de Job :
« Je ne t’oublies pas, je garde sur toi les yeux grands ouverts,
je suis là, tout près de toi, tu n’es pas seul(e) ! »
Merci Seigneur pour ta présence qui peut enfin me relever !
Amen
Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.