Jésus a pris un dernier repas avec ses disciples.
La Bible, évangile de Marc, chapitre 14, versets 33 à 35.
Juda a quitté la table, il a pris la décision de trahir Jésus et de le livrer.
Jésus et ses disciples sont sortis dans le jardin des Oliviers.
Son arrestation est imminente.
Jésus emmena avec lui Pierre, Jacques et Jean.
Et il commença à ressentir frayeur et angoisse.
Il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez. »
Et, allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, si possible, cette heure passât loin de lui.

Chemins de réflexion
Aucun de nos cris ne se perd
Depuis un an déjà, nous ne cessons d’être déçus.
Après chaque confinement, nous pensions que la vie reprendrait comme avant…
Mais les mauvaises nouvelles s’enchaînent.
Virus mutants, vaccins manquants…
Hôpitaux saturés, projets annulés, vacances supprimées…
Nous ne maîtrisons plus le cours des événements.
Et beaucoup d’entre nous connaissent un état de dépression, ou d’angoisse.
Qu’il est difficile d’assumer notre faiblesse, la faiblesse de notre condition humaine !
Jésus, lui, l’assume jusqu’au bout.
Il vit la peur de la non-maîtrise, lorsqu’il lui faut affronter la mort sur la croix.
Il connaît la solitude, l’angoisse, la frayeur devant la souffrance et la mort.
Mais il ose une parole au creux du silence.
Il présente sa souffrance à Dieu, il la vit dans la relation avec lui.
En Jésus, Dieu est présent dans nos vies, nos joies comme nos peines.
Si nous sommes amenés à nous lamenter, à supplier, à crier, c’est désormais dans la confiance qu’aucun cri ne se perd.
Christine Renouard, Église Protestante Unie de France
Si nous sommes amenés à nous lamenter, à supplier, à crier, c’est désormais dans la confiance qu’aucun cri ne se perd
Qui peut dire : jamais je ne t’abandonnerai ?
Nous avons bien des raisons de nous sentir « abandonnés » en ce temps de 3e vague d’épidémie.
Ont cessé les applaudissements du public en faveur des personnels soignants.
Les pouvoirs publics veulent-ils vraiment nous aider dans notre mission d’aide aux plus démunis ?
Le stop and go et les promesses non tenues nous lassent. Et même nos forces intérieures parfois nous abandonnent !
Alors que faire ? Qui est capable de nous dire : « jamais je ne t’abandonnerai ! » ?
Jésus Christ lui-même a été abandonné par les siens juste avant sa mort.
Il leur a demandé de veiller une heure pendant qu’il priait, tout angoissé, mais ils n’ont pas su le faire. Et quand les soldats sont arrivés pour l’arrêter, ils ont fui. Mais Dieu l’a relevé d’entre les morts. Lui n’abandonne pas. C’est là le fondement de mon espérance.
Alors quand tout m’abandonne et que je me sens seul ou découragé, je me tourne vers Dieu qui me dit dans le secret : « jamais je ne t’abandonnerai ! ».
Christian Tanon. L’Escale
Traversée d’une épreuve
La traversée de cette pandémie est une véritable épreuve.
Elle épuise nos corps; elle mine nos esprits par des incessants changements et la sensation de non-maîtrise.
Les forces physiques, morales, psychiques semblent nous abandonner. Un grand vide s’installe.
Alors, les questions du pourquoi surgissent et sont lancées vers le ciel: pourquoi moi ? pourquoi maintenant ? Pourquoi ces drames, pourquoi ces morts ? pourquoi cette pandémie sans fin ?
L’incompréhension, la révolte, la colère nous envahissent. Des questions qui rencontrent un mur de silence.
Un profond sentiment de solitude et de désarroi alors nous habite.
C’est l’expérience que chacun peut connaître face au malheur, face à la mort, comme si un trou béant de non-sens s’ouvrait sous ses pieds.
Serions-nous livrés à nous-mêmes, abandonnés de tout, même de Dieu ?
Jésus a connu ces instants avant et pendant sa mort. Dans une perspective croyante, nous avons confiance que même dans ces moments-là il peut nous rejoindre et nous porter.
Denis Heller. Fondation Diaconesses de Reuilly
Tu connais Seigneur nos faiblesses et nos lassitudes.
Tu connais notre sentiment d’être abandonné,
car toi-même tu l’as vécu dans ta passion.
Redonne-nous un supplément de courage,
accorde-nous un supplément d’espérance,
car nous en avons besoin maintenant.
Nous te remettons celles et ceux qui sont particulièrement meurtris ces temps-ci.
Manifeste-toi par un signe de ta présence, à travers ta Parole,
ou par les témoins que tu places leur chemin.
Qu’ils puissent entendre : « jamais je ne t’abandonnerai ! »
Chaque semaine La Boussole répond à des questions posées par des lecteurs. Pasteurs, aumôniers et acteurs de terrain dialoguent.