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Santé FEP Sud Ouest

Aide à mourir : les établissements protestants du Sud-Ouest se donnent le temps de la réflexion

Adoptée cet été, la loi sur l’aide à mourir interroge en profondeur les associations du grand âge et du handicap. Le 9 septembre, un groupement de maisons de retraite protestantes du Sud-Ouest (GCSMS MASAP SO) et la Fédération de l’Entraide Protestante ont réuni juriste et médecin pour amorcer, ensemble, cette réflexion éthique.

Une loi qui interroge les pratiques des établissements

Au cœur de l’été, la loi sur l’aide à mourir a été adoptée par le Parlement. Ce texte, que nul ne peut désormais ignorer, est de nature à bouleverser le fonctionnement et la posture éthique de nombreuses associations gestionnaires de dispositifs dédiés au grand âge ou aux personnes en situation de handicap.

Une journée pour anticiper les évolutions à venir

En réaction à cette loi devenue réalité, un groupement des maisons de retraite protestantes du Sud-Ouest, en partenariat avec la Fédération de l’Entraide Protestante, a organisé le 9 septembre 2026 une journée de réflexion sur la loi d’aide à mourir, accueillie par la Maison de retraite protestante de Montauban.

L’objectif de ce temps d’échange était, en partant du principe que cette loi était désormais réalité, de se projeter vers l’adaptation des établissements, la communication avec les équipes et les pratiques à mettre en œuvre. Deux intervenants, apportant un regard complémentaire, ont été invités à nourrir cette réflexion :

  • Le professeur François Vialla, professeur de droit, a proposé une analyse complète et érudite du contexte et du texte de la loi.
  • Joël Ceccaldi, médecin et docteur en éthique médicale, a proposé une mise en perspective des questions éthiques soulevées par la loi, débouchant sur des pistes pour aborder ces questions au sein des établissements.

Comprendre le cadre juridique et la clause de conscience

Sur le plan juridique, François Vialla a souligné que la loi laisse à chaque professionnel, comme à chaque association, la liberté de faire valoir une clause de conscience – assortie toutefois d’une responsabilité territoriale de continuité de l’offre. Il ressort surtout qu’une période transitoire reste à la main des associations : le temps, avant la publication des décrets d’application, de se positionner collectivement plutôt que dans l’urgence.

Prendre le temps d’une réflexion éthique collective

Joël Ceccaldi a invité les participants à se donner précisément ce temps, pour une réflexion collective et horizontale – idéalement partagée avec d’autres gestionnaires et établissements. Car de nombreuses questions se posent : comment en parler aux équipes ? Quel sera l’impact de cette loi sur l’attractivité des métiers du care ? Avec cette loi, quelle place fait notre société aux personnes âgées et en situation de handicap ?

Faire vivre le débat au-delà des professionnels de santé

« La réflexion était très riche : la preuve, j’en ressors avec plus de questions qu’au début », a résumé un participant. Reste, chez ces établissements, une détermination commune : porter ces débats devant leurs instances, et les partager avec l’ensemble des professionnels concernés – pas seulement les médecins et les infirmiers.

Poursuivre la réflexion et accompagner les établissements

La FEP publiera prochainement les interventions de cette journée, qu’elle entend mettre au service d’un accompagnement durable des associations et des établissements dans l’application de cette loi – une loi qui touche, au fond, autant à l’éthique collective qu’aux convictions les plus personnelles.

Voir la conférence de Joël Ceccaldi

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