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Le Président François Hollande inaugure la restauration de la Cité de Refuge

Lutte contre les exclusions
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Cité refuge 1La restauration de la Cité de Refuge a été inaugurée le jeudi 23 juin 2016 à Paris (XIIIe arrondissement) par le Président de la République, François Hollande, et le Président de la Fondation de l’Armée du Salut, le Colonel Daniel Naud.

« Il faut se battre jour après jour pour que nous puissions faire avancer les droits, pour que nous puissions améliorer la situation des plus modestes (…) et réduire les inégalités. » C’est en ces termes que François Hollande, Président de la République, a inauguré la restauration de la Cité de Refuge de l’Armée du Salut, jeudi 23 juin 2016, et ainsi montré son soutien à l’action sociale menée par l’Armée du Salut depuis plus de 130 ans en France auprès des personnes en difficulté. Sa présence était également une reconnaissance de la qualité du travail de rénovation engagé avec Résidences Sociales de France pour la complète réhabilitation de l’ensemble.

Prolonger l’engagement pris par William Booth

Aujourd’hui comme en 1912, quand William Booth, le Fondateur de l’Armée du Salut, combattait la pauvreté, « il y a hélas toujours des femmes qui pleurent, des enfants qui ont faim et froid, des alcooliques et des addictions, la prostitution, des personnes qui ne réussissent pas à sortir du cercle de la délinquance. Quant à la lumière de Dieu, elle n’illumine pas toutes les vies, loin s’en faut », a constaté le Colonel Daniel Naud. Pour autant, il est inimaginable de baisser les bras et de ne pas prolonger l’engagement pris par William Booth, au nom de l’Armée du Salut : se battre contre ces maux jusqu’à la fin. Un engagement que le Colonel Daniel Naud a lui-même promis de prolonger, avant de dévoiler avec François Hollande une plaque commémorative de l’événement.

La Cité de Refuge, un « havre de paix »

Construite en 1933 par l’architecte Le Corbusier, la Cité de Refuge devait être restaurée. « Les locaux étaient devenus vétustes et inadaptés. Il fallait en priorité aménager les chambres. Les dortoirs ont été reconvertis en chambres individuelles ou à deux, équipées de kitchenettes », précise Christophe Piedra, directeur de la Cité de Refuge. Des appartements pour familles ont même été créés ainsi que des chambres destinées aux personnes handicapées. Lancés en 2011, les travaux ont duré 48 mois. Aujourd’hui, 292 personnes sont accueillies et parmi elles, 13 % sont des femmes. Tous les résidents peuvent rester jusqu’à ce qu’ils trouvent une autre solution : un logement ou un emploi. Et pour s’insérer dans la vie active, certains participent à des activités professionnelles comme le nettoyage, la restauration, la serrurerie. Ida, accueillie à la Cité de Refuge, s’est vu proposer des ateliers d’adaptation à la vie active (AVA) afin de retrouver progressivement le monde du travail et de postuler à des emplois dits classiques. « Le samedi et le dimanche, je faisais la plonge. Et j’avais une compensation financière », se souvient-elle. En attendant la stabilisation de leur situation, d’autres personnes accueillies s’essaient au métier de guide et font visiter le centre aux amateurs d’architecture, le deuxième et le dernier jeudi de chaque mois. La Cité de Refuge est donc toujours ce « havre de paix » que voulait Le Corbusier. Un havre de paix qui accueille 83 ans plus tard les naufragés de la société, hommes, femmes et enfants.



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