
Interview de François Bach, référent du groupe Transition écologique de la FEP.
Pourquoi la FEP a-t-elle constitué un groupe de travail sur la transition écologique ?
Face à l’urgence climatique et au dépassement de 7 des 9 limites planétaires, la FEP a souhaité structurer son engagement. Malgré une réduction de 25 % des émissions de gaz à effet de serre en 20 ans, les défis restent immenses, surtout pour les populations vulnérables : personnes précaires, étrangères, âgées, malades ou en situation de handicap. Ces publics, souvent en première ligne, n’ont pas toujours les moyens de s’adapter. Notre rôle est d’aider nos membres à les accompagner mais aussi d’accélérer la transition par la décarbonation et de favoriser les adaptations nécessaires. Dans cette optique, le groupe transition écologique est né fin 2023, après la validation par la FEP de ses premières orientations pour un engagement face au réchauffement climatique et à ses conséquences.
Qui compose ce groupe et quels sont ses objectifs ?
Le groupe rassemble des bénévoles et salariés issus des 1 000 entraides, services et établissements membres des 6 régions de la FEP. Ouvert à toutes les personnes motivées, il vise à mettre en mouvement les organisations. Pour cela, nos actions sont diverses :
- Repérer et documenter les pratiques intéressantes et reproductibles au sein du réseau, le mémento débuté en région Arc méditerranéen et ses fiches exposant des initiatives locales concrètes en est un exemple.
- Identifier les acteurs déjà engagés (associations labellisées, bénévoles, salariés) pour faciliter les synergies entre nos membres et les partages d’expérience.
- Sensibiliser les décideurs de notre réseau à la responsabilité écologique dans les projets stratégiques.
- Promouvoir les démarches écologiques et orienter vers les labels (labels Église verte, ecolabel..)
- Structurer l’action de la FEP au niveau national et régional.
Quelles perspectives pour 2026 ?
Le projet fédératif 2026-2031 réaffirme dans les orientations stratégiques de la fédération son engagement dans cette voie, ce qui constitue un encouragement fort à la poursuite de nos travaux. La réussite se mesurera aux actions concrètes de nos membres
Pour cette année, nous travaillons sur des fiches synthétiques : éco-événements, sobriété numérique, biodiversité… Nous abordons aussi des sujets de préoccupations de nos membres plus transversaux comme le cycle des textiles ou la gestion des déchets. Nous faisons une veille nationale pour participer aux mobilisations des organisations chrétiennes et interreligieuses et contribuer aux plaidoyers.
Pour conclure, j’aimerais rajouter que mon engagement à la FEP dans cette dynamique repose sur la conviction que la place donnée aux relations humaines et à la spiritualité constitue un ciment fort dans notre réseau pour favoriser la transition écologique. C’est un ciment qu’il ne tient qu’à nous de faire prendre !